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Stay Alive ... or Game Over

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mercredi 18 avril 2007, par Julien MEUNIER
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Un beta-testeur de jeux vidéo est en train de se faire la main sur un opus horrifique particulièrement immersif. Dans les minutes qui vont suivre son « game over », l’individu périra dans des circonstances identiques à celles de son personnage …
Ce décès réunira les proches du malheureux qui, en la mémoire de leur ami disparu, vont
tenter l’expérience vidéo-ludique unique qu’est « Stay Alive ». Dès lors, chaque faux pas dans le jeu se traduira irrémédiablement par une mort bien réelle orchestrée par la tristement célèbre Elizabeth Báthory.

Stay Alive vient de l’imagination du réalisateur William Brent Bell et du producteur Matthew Peterman, qui en cosignent le scénario. Férus de jeux vidéo, tous deux souhaitaient créer une légende horrifique pour une nouvelle génération de gamers. L’objectif : marier à l’action survoltée et aux graphismes délirants des jeux vidéo les effets-chocs et figures de style d’un thriller classique.
Avant de se lancer dans l’écriture, les deux compères ont fréquenté les cafés favoris des joueurs pour s’imprégner du langage et du style de vie de cette communauté.

La légende de la comtesse sanglante

Stay Alive fait référence à Elizabeth Bathory, "un personnage emblématique, une icône horrifique sophistiquée" (dixit William Brent Bell).
Riche, belle, cultivée, cette jeune femme fut mariée à l’âge de quinze ans au Comte de Transylvanie. Tandis que son époux bataillait sur divers fronts, elle s’ennuyait ferme dans son château de Csjethe et cherchait à se distraire. S’étant initiée à la magie noire, elle se trouva un hobby : emprisonner et torturer ses malheureux créanciers. Les choses ont empiré après la mort du Comte. Soucieuse de préserver sa jeunesse, Elizabeth a découvert que le sang frais avait un effet miraculeux sur son teint. Elle se lança alors dans une quête effrénée, enlevant, torturant et éventrant des dizaines de malheureuses jeunes paysannes vierges pour se baigner dans leur sang. Plus tard, elle ouvrit une école dans son château afin de disposer en permanence de 25 pucelles issues des meilleures familles.
De sinistres rumeurs ne tardèrent pas à se répandre sur le compte d’Elizabeth, obligeant l’Empereur Matthias II de Hongrie à ouvrir une enquête. Les conclusions stupéfièrent : Bathory était soupçonnée d’avoir sacrifié 650 filles ! Elle n’en échappa pas moins à la justice, tandis que ses complices se voyaient condamnés pour sorcellerie. Sa famille décida néanmoins qu’elle resterait à jamais confinée dans son château. Il est dit qu’elle y mourut, démente, dans une atroce solitude.

Critique

Quelques points noirs entachent ce film globalement moyen. Tout d’abord je regrette qu’on en sache pas plus sur le mécanisme qui "piège" les joueurs. Qui a conçu le jeu ? Comment est-il arrivé dans les mains du testeur ? Ensuite il faut avouer que l’image du gamer est assez caricaturale, ça sent le cliché. Dommage, car les gamers -les vrais- seront les premiers à le voir et le film se prive ainsi de sa cible principale. Quant au jeu des acteurs, sans être mauvais il n’est pas transcendant non plus, sauf pour le commerçant de la boutique de jeux, complètement ridicule et si peu crédible. Pour finir, je trouve dommage que le film n’ait pu bénéficier d’un plus gros budget afin de fournir des effets spéciaux car sur certaines scènes, cela ne serait pas de trop.

Malgré cela, Stay Alive a plusieurs atouts intéressants. Et pour commencer les bons points, je voudrais rappeler que depuis une bonne dizaine d’année, plusieurs cinéastes se sont essayés à produire des films basés sur des jeux vidéos ... et tous ont lamentablement échoué. Rappelez-vous Super Mario Bros, Mortal Kombat, Street Fighter, Resident Evil ou Doom : autant de navets difficiles à égaler dans leur niaiserie.
Stay alive n’est certes pas un blockbuster mais il jouit d’un concept séduisant : l’interaction entre virtuel et réel. La fusion de ces deux univers permet -entre autres- que les joueurs meurent "dans la vraie vie" emportés par des personnages du jeu ou bien par exemple qu’un des protagonistes bloqué dans une maison se fasse ouvrir la porte par un personnage qui se trouve dans la même maison à l’intérieur du jeu.
Signalons que malgré cette interaction fiction/réalité, on échappe au débat "les jeux violents rendent les gens violents" qui est presque toujours abordé (comme dans ExistenZ pour ne citer que lui) et c’est heureux !

Conclusion

Un concept de base séduisant pour ce film monté de bric et de broc. L’ambiance globale est oppressante à souhait grâce à la bande sonore. Le scénario est plutôt bien écrit, efficacement rythmé par les "game over" et l’univers du jeu assez travaillé, avec ses monstres, ses poèmes, ses objets spéciaux.

mercredi 18 avril 2007, par Julien MEUNIER
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